INTROVERTI, -IE,
adjectifPour employer une terminologie du domaine de la psychotechnique le chercheur est généralement un esprit introverti, c'est-à-dire replié sur lui-même, capable de concentration beaucoup plus que de contacts extérieurs. (Encyclop. éduc., 1960, p. 267)
— Emploi subst. Inadapté au réel, l'introverti vit dans un sentiment intérieur d'insécurité, que traduit sa fréquente timidité (, Traité caract., 1946, p. 332). Le schizothyme est un introverti pour qui le monde intérieur existe et à la limite existe seul (, Psychol. méd., 1953, p. 146).
Remarques
1. Tourner vers l'intérieur. Ces images (...) détournent l'émotion de ses manifestations primaires, pour l'intravertir et la spiritualiser dans un monde de sentiments, de plaisirs esthétiques, de réflexion, etc. (, Traité caract., 1946, p. 333).
Intravertir
verbe transitif2. Il [Kretschmer] voudrait que l'on réservât le nom d'intravertis aux sujets qui se détournent à la fois du dehors et du réel (, Traité caract., 1946, p. 371).
Intraverti, -ie,
substantifPrononciation
[ε̃tʀɔvεʀti].
Étymologie et histoire
1923 (Freud, Introd. psychanal., trad. par S. Jankélévitch, p. 402). Empr. à l'all. introvertiert, terme employé par C. G. Jung dans son ouvrage Psychologische Typen (1921) (éd. 1946, p. 219); cf. l'angl. introverted (part. passé), attesté dès 1915 (NED Suppl.2, s.v. extraversion) et le subst. introvert qui apparaît en 1918 (NED Suppl.2 ).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 28.