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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

IDÉATION

substantif féminin
A. —PHILOS., PSYCHOL. Faculté de former des idées (v. ce mot I A 1). Troubles de l'idéation :
... la démence (...) atteint l'ensemble de l'intellect. On note un affaiblissement de l'intelligence absolument frappant avec perte de l'attention, impossibilité d'associer les idées et idéation ralentie. (Quillet Méd., 1965, p. 355)
B. —PHILOS.,rare. Action d'idéer; le résultat de cette action. Le « climat » où ses idéations [de J. Benda] se sont formées (Massis, Jugements, 1923, p. 210). La distinction d'une phase d'idéation et d'une phase motrice (Ruyer, Esq. philos. struct., 1930, p. 140). Elles [les images] sont employées comme schèmes, signes, symboles, mais elles n'entrent jamais comme éléments réels dans l'acte proprement dit d'idéation (Sartre, Imagination, 1936, p. 15).
Remarques

Idéationnel, -elle,

adjectif
Qui se rapporte à l'idéation (supra A). Nous admettons qu'il y a des éléments sensitifs dans tous les éléments idéationnels du cerveau (A. Fouillée, L'Évolutionnisme des idées-forces, 1890, p. 84 ds Quem. DDL t. 9). Étude de la fluidité idéationnelle (Lar. encyclop. Suppl. 1968, Lar. Lang. fr.).
Prononciation
[ideasjɔ̃].
Étymologie et histoire
1870 (Th. Ribot, Psychologie anglaise, p. 345 ds Littré Suppl.). Dér. du rad. de idéer*; suff. -(a)tion* d'apr. l'angl. ideation « formation et enchaînement des idées », terme créé en 1829 par le philosophe J. Mill [1773-1836] (v. NED).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 31.