ICEBERG
substantif masculinJ'accours aux cris de nos hommes et je reconnais qu'en effet nous sommes à peine à deux encâblures d'un ice-berg deux fois haut comme le navire. (, Voy. mers polaires, 1863, p. 30)
• Iceberg tabulaire. Nous passons près d'un superbe iceberg tabulaire d'une classique régularité et qui mesure 40 mètres de hauteur avec une longueur de 2 milles (, « Pourquoi-Pas? », 1910, p. 92). Dans les mers antarctiques, les icebergs ont fréquemment des formes prismatiques régulières avec un sommet sensiblement horizontal; on les appelle des icebergs tabulaires (, ds Météor., sept. 1935, p. 412).
— Au fig.[En parlant d'un problème, d'une situation] La partie cachée (immergée) de l'iceberg. Ce qui est caché et de beaucoup plus important que la partie visible, apparente (d'apr. Rey-Chantr. Expr. 1979).
Prononciation et orthographe
[isbεʀg] et [ajsbεʀg]. Att. ds Ac. 1935. Var. ice-berg, supra.
Étymologie et histoire
1715 Ysbergh (Description de l'ille de Jean Mayen in Rec. de v. du Nord, II, 277 d'apr. Arveiller ds Fr. mod. t. 26, p. 53); 1819 Ice-Berg (Annales chim. et phys., t. 12, p. 301). Ice-berg, iceberg est empr. à l'angl. qui est une adaptation d'une des formes des lang. germ. comme le néerl. ijsberg, l'all. Eisberg, le danois isbjerg, ou le suédois isberg, terme d'orig. nord. composé de is « glace » (a. nord. íss) et berg « montagne », l'angl. ayant rétabli la forme mod. ice « glace » issue du vieil angl. ís (cf. NED, s.v. et Falk-Torp, s.v. is). La forme Ysberg attestée en 1715 représente un empr. direct à une lang. nordique.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 50.
Bibliographie
Bonn. 1920, p. 75. - Quem. DDL t. 4.