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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GYNANDRIE

substantif féminin
A. —BOTANIQUE
1. « Inflorescence staminée inférieurement et pistillée supérieurement » (Forest. 1946).
2. « La vingtième classe du système sexuel de Linné, ainsi appelée à cause de la connexion des organes des deux sexes » (Nysten 1814) :
Il en est de même de (...) la vingtième [classe], qu'il appelle gynandrie, de guné, femme, et de andros, mari, de la réunion des parties mâles aux femelles. (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p. 75)
B. —MÉDECINE
1. Pseudo-hermaphrodisme chez la femme qui présente des caractères sexuels masculins secondaires (cf. Garnier-Del. 1958).
2. « Comportement de femmes qui prennent de façon permanente un déguisement d'homme » (Moor 1966).
Prononciation et orthographe
[ʒinɑ̃dʀi]. Att. ds Ac. 1835 et 1878.
Étymologie et histoire
1. 1749 bot. (Dalibard, Florae parisiensis prodromus ou Catalogue des plantes);
2. 1900 « pseudo-hermaphrodisme de la femme » (Garnier et Delamare, Dict. des termes techn. de méd. [Maloine] ds Quem. DDL t. 18). Empr. au lat. sc. gynandria (Linné ds DG) formé sur le gr. γύνανδρος « être de sexe douteux », « femme virile » composé de γυνή « la femme » et de ἀνήρ, ἀνδρός « l'homme ».