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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GODILLER

verbe intransitif
A. — Manœuvrer une embarcation avec la godille. C'est sur elle [la Méditerranée] , mer l'hiver et fleuve l'été, que l'homme a appris à barboter, à pagayer et à godiller (Morand, Route Indes, 1936, p. 348). Un homme qui godille debout à l'arrière d'un canot (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 167).
— P. métaph. L'autre main [du docteur] , évasive, godillait dans l'air (H. Bazin, Lève-toi, 1952, p. 150).
B. —SPORTS. Skier en godille. (Ds Lar. Lang. fr. et Lexis 1975).
Remarque : La docum. atteste un emploi trans. arg., dans un cont. métaph. Avoir des relations charnelles avec. Je n'ai pas vu le jeune Guy dimanche. Il était à Bezons avec deux canotières! qu'il se proposait de godiller fortement. Aussi je ne sais rien de sa priapée (Flaub., Corresp., 1875, p. 167). V. goder2.
Remarques

Godilleur

substantif masculin
Personne qui godille. Par une petite trappe en forme de ratière que m'ouvre l'un des godilleurs, je me glisse et m'étends tout de mon long sur une natte (Loti, M me Chrys., 1887, p. 14).
Prononciation et orthographe
[gɔdije]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1. 1792 mar. goudiller (Ch. Rommé, Dict. de la mar. fr., Paris, Barrois aîné); 1840 godiller (Ac. Compl. 1842);
2. 1930 ski descente godillée (R. du ski, n° 6 ds Gredig ds Quem. DDL t. 5). Dér. de godille*; dés. -er.