GODILLER
verbe intransitifA. — Manœuvrer une embarcation avec la godille. C'est sur elle [la Méditerranée] , mer l'hiver et fleuve l'été, que l'homme a appris à barboter, à pagayer et à godiller (, Route Indes, 1936, p. 348). Un homme qui godille debout à l'arrière d'un canot (, Bourlinguer, 1948, p. 167).
— P. métaph. L'autre main [du docteur] , évasive, godillait dans l'air (, Lève-toi, 1952, p. 150).
B. —SPORTS. Skier en godille. (Ds Lar. Lang. fr. et Lexis 1975).
Remarque : La docum. atteste un emploi trans. arg., dans un cont. métaph. Avoir des relations charnelles avec. Je n'ai pas vu le jeune Guy dimanche. Il était à Bezons avec deux canotières! qu'il se proposait de godiller fortement. Aussi je ne sais rien de sa priapée (Flaub., Corresp., 1875, p. 167). V. goder2.
Remarques
Godilleur
substantif masculinPrononciation et orthographe
[gɔdije]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1. 1792 mar. goudiller (Ch. Rommé, Dict. de la mar. fr., Paris, Barrois aîné); 1840 godiller (Ac. Compl. 1842);
2. 1930 ski descente godillée (R. du ski, n° 6 ds Gredig ds Quem. DDL t. 5). Dér. de godille*; dés. -er.
2. 1930 ski descente godillée (R. du ski, n° 6 ds Gredig ds Quem. DDL t. 5). Dér. de godille*; dés. -er.