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Voir également: flandrin, flandrine, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

FLANDRIN, INE,

adjectif et substantif
A. —Rare. De Flandre. (Vache) flandrine. Qu'ils [les coqs et les poules] soient communs, flandrins, sultans, blancs ou roux ... (Pesquidoux, Chez nous, 1921, p. 245).
B. —Usuel, subst. masc., fam. ou péj. Grand garçon un peu gauche et emprunté. J'étais un grand flandrin, pâli par la croissance, Horriblement timide (Coppée, Poés., t. 3, 1865-1908, p. 103).
— [En fonction d'attribut] Voilà Rastoil qui rêve une place de substitut pour son flandrin de fils (Zola, Conquête Plassans, 1874, p. 1062).
• P. anal. Abdénago frémit de toute sa longueur, ainsi que le grand flandrin de cyprès au vent du sud-est (Arnoux, Rhône, 1944, p. 114).
Remarque : La plupart des dict. gén. du xxe s. (Ac. 1932, Rob., Lar. encyclop., Lar. Lang. fr.) indiquent que ce subst. ne s'emploie qu'avec l'adj. grand. La docum. atteste qu'il a été utilisé parfois seul.
Prononciation et orthographe
[flɑ̃dʀε̃], fém. [-in]. Le masc. ds Ac. dep. 1718.
Étymologie et histoire
1640 grand flandrin (Oudin Curiositez). Emploi injurieux de flandrin « de Flandre; habitant de la Flandre » (2e moitié du xve s., Montferrant ap. G. Chastellain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 7, p. 160 : homme flandrin [qualificatif injurieux de G. Chastellain, p. oppos. à trésor de Bourbonnois, appliqué à J. Robertet]).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 13.
Bibliographie
Sain. Sources t. 2 1972 [1925], pp. 368-369.