EXPÉDITEUR, TRICE,
substantif... une certaine [lettre] qu'il n'eût pas fallu qu'elle vît, par exemple parce qu'il y était parlé d'elle avec une malveillance qui en supposait une aussi grande à son égard chez le destinataire que chez l'expéditeur... (, Guermantes 2, 1921, p. 360)
— En partic. Celui, celle qui expédie une marchandise. Les halles à messageries sont toujours placées le long d'une cour, de manière à être facilement accessibles aux expéditeurs et aux destinataires (, Cours ch. de fer, t. 2, 1894, p. 257-258). Le transitaire (...) présenta, pour en avoir décharge, l'acquit de régie numéro 293, levé à Reims, pour le transport de quatre wagons de vin, expéditeur Hartmann et Cie (, Champagne, 1909, p. 192). Il [le commerçant] se retrancha derrière son fournisseur, M. Hugues André, expéditeur à Louhans (Figaro, 19-20 janv. 1952, p. 2 col. 3).
— Emploi adj. Qui se charge d'une expédition. Gare expéditrice (Ac., 1932). Cf. aussi adresse1 ex. 22.
Remarque : On note un emploi vieilli de appareil expéditeur. Microphone, téléphone. Synon. émetteur. Le docteur se plaça alors devant le pavillon de son appareil expéditeur, agita une sonnette et dit : « La séance est ouverte (...) » (Verne, 500 millions, 1879, p. 177).
Prononciation et orthographe
[εkspeditœ:ʀ], fém. [-tʀis]. Cf. é-1 . Ds Ac. dep 1835.
Étymologie et histoire
1. xve s. « celui qui exécute promptement » (G. Chastellain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 6, p. 174);
2. 1730 comm. « commissionnaire » (Savary Suppl.). Dér. de expédier* d'apr. expédition*; suff. -eur2 *.
2. 1730 comm. « commissionnaire » (Savary Suppl.). Dér. de expédier* d'apr. expédition*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 35.