EUPHONIE
substantif fémininJe m'endormais en balbutiant des phrases incohérentes, où je tâchais de mettre la douceur, le nombre et la grâce de l'écrivain qui a le mieux transporté dans la prose l'euphonie racinienne. (, Mém., t. 1, 1848, p. 79)
— En partic.,LING., PHONÉT. Qualité des sons agréables à entendre ou aisés à prononcer, parfois invoquée pour expliquer certains changements phonétiques dus à l'influence de phonèmes voisins (d'apr. Mar. Lex. 1933). L'élision et la contraction de l'article défini peuvent être regardées comme des cas d'euphonie (Ac., 1932). On a voulu quelquefois distinguer l'euphonie proprement phonétique de certaine harmonie qui résulte d'un accord perçu entre les sons et les notions exprimées (, Lex., 1933).
Prononciation et orthographe
[øfɔni]. Enq. /øfoni/. Ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
1. 1300-15 gramm. (J. Bras-de-Fer, Pamphile et Galatée, éd. J. de Morawski, 2554);
2. 1762 mus. (Ac.). Empr. au b. lat. euphonia gramm. « douceur de prononciation », du gr. εὐφωνία « id. »
2. 1762 mus. (Ac.). Empr. au b. lat. euphonia gramm. « douceur de prononciation », du gr. εὐφωνία « id. »
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 14.