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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ESSAYAGE

substantif masculin
A. —TECHNOL. Action d'essayer un métal précieux :
1. Moscou et les principales villes ont (...) des « cours d'essayage » où des fonctionnaires du gouvernement impérial, affectés à cet usage, procèdent scrupuleusement à la vérification des nouveaux ouvrages en métaux précieux, et apposent les poinçons. (Grandjean, Orfèvr. XIX e s., 1962, p. 28)
B. —Usuel. Action d'essayer (I A 1 a) (un vêtement, des chaussures, etc.). Essayage d'un costume, d'une robe; salon d'essayage. Il [le bottier] me donna sa parole d'honneur que toutes mes bottines m'iraient sans essayage (Giraudoux, Simon, 1926, p. 83). Vous avez été essayer ce tailleur? Mais ce serait le quatrième essayage. Vous y avez été déjà mardi, jeudi et samedi derniers (Maurois, Climats, 1928, p. 76). Cf. aussi bâtir1 ex. 1 :
2. Il tient à assister à l'essayage de mes robes parce qu'il a un goût merveilleux et que cela l'amuse de discuter avec les couturiers. (Gide, École femmes, 1929, p. 1265)
— Fam.[En parlant d'une pers.] V. essayeur, citat. de Richepin.
Prononciation et orthographe
[esεja:ʒ]. Pour l'initiale [εsε-], cf. essayer et essai.
Étymologie et histoire
1828 (Mme Burtel, Art de la couturière, p. 36 ds Fr. mod. t. 17, p. 291). Dér. du rad. de essayer*; suff. -age*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 34.