ESCRIME
substantif féminin1. L'escrime est un sport où la France a toujours brillé et celui où pendant longtemps les Françaises elles-mêmes ont figuré honorablement. (Jeux et sp., 1967, p. 1306)
— P. métaph. ou au fig. Lutte serrée difficile, dans une discussion, dans la vie, etc. Il ne savait à quoi se résoudre, désarmé, tout semblable à l'enfant qui ne sait rien de l'escrime de l'existence (, Lourdines, 1911, p. 73) :
2. Rosny (...) me disait que chez ces hommes (...) rien (...) ne les prend et ne les passionne que la bataille de la parole et l'escrime des arguments. (, Journal, 1887, p. 642)
Prononciation et orthographe
[εskʀim]. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1409 « combat » (Boucicaut, II, 21 ds Gdf. Compl. : si dure escrime leur livrerent); 1534 « art de manier l'épée » (Rabelais, Pantagruel, éd. R. Calder, M. A. Screech, V. L. Saulnier, chap. 25, p. 172 : frapant à tort et à travers, à la vieille escrime). Réfection, d'apr. l'ital. scrima « art de manier l'épée » (dep. xve s., L. Pulci ds Tomm.-Bell. ; l'art de manier l'épée est venu d'Italie, cf. Montaigne, II, 27 ds Hug. : Nous allons apprendre en Italie à escrimer), de l'a. fr. escremie « combat » (xiie s. ds T.-L.), déverbal de escremir « combattre » (ca 1100, ibid.), issu de l'a. b. frq. *skĭrmjan « défendre, protéger » (cf. all. schirmen); l'a. prov. escremir, escrimir « faire des armes » (ds Levy (E.) Prov. ; d'où escrima, ibid., auquel est empr. l'ital.) est, de même que l'esp. esgrimar, empr. au fr. V. FEW t. 17, pp. 118-120.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 199.
Bibliographie
Brüch 1913, p. 74. — Hope 1971, p. 38.