ESCARPE1
substantif fémininÀ droite, les deux compagnies du 321e, vigoureusement entraînées par leur chef, atteignirent en deux vagues le fossé de contrescarpe où elles furent accueillies par un barrage de grenades et de mitrailleuses. Décimés par le tir de ces mitrailleuses couronnant le parapet d'escarpe, les premiers grenadiers refluent. (, Fort de Vaux, 1916, p. 263)
— En escarpe(s). Nous redescendons vers Saint-Jean par une des ruelles en escarpes, rapides et sombres, du vieux Fourvière (, Journal, 1906, p. 319).
Prononciation et orthographe
[εskaʀp]. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1549 (Rabelais, La Sciomachie ds Œuvres, éd. Marty-Laveaux, t. III, p. 409 : l'escarpe de la muraille). Empr. à l'ital. scarpa « talus de rempart » (cf. prov. escarpa « id. » en 1552, Comptes relatifs à la fortification du château de Puget-Théniers [Alpes-Marit., région limitrophe de l'Italie] ds P. Meyer, Doc. ling. du Midi de la France, p. 580, n° 23), attesté dep. 1537-40 (F. Guicciardini ds Tomm.-Bell.), prob. issu p. métaph. de scarpa « chaussure » (dep. xiiie s. d'apr. DEI), le talus du rempart pouvant avoir été vu comme le soulier du rempart (FEW t. 17, p. 101). Scarpa « chaussure » (d'où fr. escarpe au xvie s. ds Hug. et Gdf. Compl. ; cf. escarpin) représente prob. un gotique *skarpô adj. « qui se termine en pointe », cf. all. scharf « pointu, tranchant » (FEW t. 17, p. 101b).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 11.
Bibliographie
Archit. 1972, p. 167, 208. — Hope 1971, pp. 188-189. — Vidos 1939, p. 45, 372.