ELFE
substantif masculin... des esprits, appelés elfes, figures légères et charmantes, voltigent en cercle autour de lui [Faust]. (...) Le grand esprit des petits Elfes Porte son aide partout où il peut; Et que ce soit un saint ou un méchant, L'homme de malheur excite toujours sa pitié. Vous qui flottez autour de cette tête en cercle aérien, Montrez ici la noble nature des Elfes... (, Le Second Faust, 1840, p. 193)
— P. compar. Les lames sautaient sans se presser, folâtres, alanguies, à peine bruyantes (...) comme une danse d'elfes au clair de lune (, Beau tén., 1945, p. 185).
— P. anal. Un petit elfe de fumée qui se dandinait, dans le ciel sans couleur (, Célibataires, 1934, p. 838). Je me sentais invisible et douée d'ubiquité : un elfe (, Mém. j. fille, 1958, p. 241).
Remarque : Elfine est qqf. donné comme fém. de elfe. Attesté ds Besch. 1845, Bouillet 1859, Guérin 1892, Lar. 19e -20e et Quillet 1965.
Prononciation et orthographe
[εlf]. Ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1. 1561 (Hist. des pays septentrionaux, écrite par Olaus le Grand, fol. 52 r° [traduc. de l'Historia de gentibus septentrionalibus, Rome, 1555, chap. XI], Arveiller ds Fr. mod., t. 18, p. 234 : Les habitants de la [la Scandinavie] appellent ce jeu la de ces farfadets ou lutins la dance des Elves [choream Elvarum]); 1595 (même syntagme en référence à ce même texte de 1561, cité par Barbier ds Rom. Philol., t. 1, 1947-48, p. 291), ex. isolés;
2. 1605 (P. Le Loyer, Hist. des Spectres, p. 201, ibid., p. 290 : Les Escossois Albins ... ont esté diffamez ... d'avoir eu des nymphes ... appelees elfes ou fairs, foles qui aiment les hommes); à nouv. 1822 elf (Nodier, Trilby, p. 115). 1 empr. à l'a. suéd. älf (par l'intermédiaire de sa forme latinisée en 1555 par Olaus le Grand), de l'a. nord. alfr auquel correspond l'ags. aelf (Falk-Torp, s.v. Alv), d'où l'angl. elf (dep. Beowulf ds NED), empr. par 2.
2. 1605 (P. Le Loyer, Hist. des Spectres, p. 201, ibid., p. 290 : Les Escossois Albins ... ont esté diffamez ... d'avoir eu des nymphes ... appelees elfes ou fairs, foles qui aiment les hommes); à nouv. 1822 elf (Nodier, Trilby, p. 115). 1 empr. à l'a. suéd. älf (par l'intermédiaire de sa forme latinisée en 1555 par Olaus le Grand), de l'a. nord. alfr auquel correspond l'ags. aelf (Falk-Torp, s.v. Alv), d'où l'angl. elf (dep. Beowulf ds NED), empr. par 2.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 49.
Bibliographie
Barbier (P.). Nouv. ét. de lexicol. fr. Rom. Philol. 1947/48, t. 1, pp. 287-296.