EFFICACE2
substantif fémininA. —PHILOS. et THÉOL. Des prières (...) d'une efficace infaillible (, Crépusc. dieux, 1884, p. 256). C'est de l'être que le néant tire concrètement son efficace (, L'Être et le Néant, 1943, p. 52) :
Ce que Dieu crée dépend intégralement de l'efficace créatrice, mais l'efficace créatrice, à moins d'être vaine, produit toujours quelque chose, c'est-à-dire de l'être. (, L'Esprit de la philos. médiév., 1931, p. 135)
B. —P. ext. de domaine, vieilli ou recherché. Il [le chrétien parfait] se défie de l'efficace de ses propres conceptions (, 1834, p. 179). Il nous est presque impossible de mesurer l'efficace d'une œuvre d'art que nous avons écrite ou peinte (, Poés. crit. II Monologues, 1960, p. 194).
Prononciation et orthographe
[efikas]. Pour [ε] ouvert à l'initiale cf. efficace1 . Le subst. est admis ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
Ca 1160 « efficacité » (Wace, Chron. ascendante, éd. A. J. Holden, 16); en partic. 1541 en parlant de Dieu, de sa parole, de sa grâce (Calvin, Inst., IV, p. 204 ds Hug.). Empr. au lat. impérial efficacia « efficacité ».
Statistiques
Efficace1 et 2. Fréq. abs. littér. : 1 149. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 882, b) 857; xxe s. : a) 1 314, b) 2 884.
Bibliographie
Teppe (J.). Ah! les jolis mots! Vie Lang. 1965, pp. 689-692.