DÉISTE
substantif et adjectifPHILOS. (Personne) qui adhère au déisme*. La France n'est plus chrétienne. La majorité est sceptique, indifférente, à peine déiste (, Journ. poète, 1832, p. 961). Déistes raisonnables et modérés, les justes-milieu du dogme (, Max. consol., 1867, p. 622) :
Elle n'était pas athée, il s'en faut de beaucoup. Elle croyait à cette sorte de religion naturelle préconisée et peu définie par les philosophes du dix-huitième siècle. Elle se disait déiste et repoussait avec un égal dédain tous les dogmes, toutes les formes de religion. (, Histoire de ma vie, t. 2, 1855, p. 364)
Remarque : « Quoique ce mot [théiste] dans son acception primitive soit synonyme de celui de déiste, l'usage cependant en a fait l'opposé d'athée, et c'est dans ce sens que je l'emploie. C'est un mot nécessaire, celui de déiste excluant la croyance de toute révélation » (J. de Maistre, Souveraineté, 1821, p. 313).
Prononciation et orthographe
[deist]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1564 (Viret, Exposition de la doctrine de la foy chrestienne, folio V, verso ds B. de l'Inst. genevois, t. 36, pp. 396-397). Dér. avec suff. -iste* du rad. du lat. deus « dieu ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 51.
Bibliographie
Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, pp. 396-397.