DICTATEUR, TRICE,
substantif— P. ext., cour. Celui qui, investi légalement ou non du pouvoir politique, l'exerce de façon autoritaire, voire tyrannique, sans avoir officiellement, en général, le titre correspondant. Dictateur militaire. Après les graves crises diplomatiques provoquées par les dictateurs allemand et italien (, Hist. écon., t. 2, 1966, p. 430).
— [P. anal. d'attitude, de caractère] Prendre un ton de dictateur. On a persuadé au prince que je me donne des airs de dictateur et de sauveur de la patrie (, Chartreuse, 1839, p. 395).
— Au fig. Celui, celle qui exerce une autorité absolue dans un domaine particulier. Dictateur du goût. Ce dictateur des consciences (, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 147). La dictatrice de la mode (...) la jeune, belle et intrépide duchesse de Berry (, Hist. cost., 1956, p. 89).
Prononciation et orthographe
[diktatœ:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1213 antiq. rom. dictator (Faits des Romains, éd. L.-F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, p. 59, 20); av. 1380 dictateur (Bers., T. Liv., ms. Ste-Gen., f° 74b ds Gdf. Compl.);
2. p. ext. se dit de toute personne exerçant une autorité absolue, ici iron. : dictateur de moustardiers 1599 (Ph. de Marnix, Differ. de la Relig., I, IV, 11 ds Hug.); av. 1755 (St-Sim., M. II, 346 ds Adam, p. 149);
3. 1790 « celui qui concentre tous les pouvoirs politiques entre ses mains » (Marat, Pamphlets, Appel à la Nation, p. 159). Empr. au lat. class. dictator, -oris de même sens.
2. p. ext. se dit de toute personne exerçant une autorité absolue, ici iron. : dictateur de moustardiers 1599 (Ph. de Marnix, Differ. de la Relig., I, IV, 11 ds Hug.); av. 1755 (St-Sim., M. II, 346 ds Adam, p. 149);
3. 1790 « celui qui concentre tous les pouvoirs politiques entre ses mains » (Marat, Pamphlets, Appel à la Nation, p. 159). Empr. au lat. class. dictator, -oris de même sens.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 182.