COÏT
substantif masculin— P. métaph. :
... baiser de deux montagnes, une montagne d'écume qui s'élève, une montagne de nuée qui descend; effrayant coït de l'onde et de l'ombre. (, Les Travailleurs de la mer, 1866, p. 324)
Prononciation et orthographe
[kɔit]. La majorité des dict. transcrit t final. Cf. aussi Fouché Prononc. 1959, p. 405 : « -ït = [it] dans coït, introït » et Kamm. 1964, p. 174. Littré cependant transcrit : ko-i; DG et Dub. admettent [kɔi] à côté de [kɔit]. Mais DG juge la prononc. sans [t] final vieillie. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
[1372, Corbichon, Propriété des choses ds Déf. Lang. fr., n° 45, p. 26 sans réf.];
1. 1379 cohit « acte d'accouplement chez l'animal » (J. de Brie, Bon Berger, 83 ds T.-L.); 1575 coït (Paré, Œuvres, XVIII, 3 ds Barb. Misc. 1936-38, t. 4, p. 30);
2. xve s. [date ms.] cohit « id. chez l'homme » (J. Le Fevre, La Vieille, B. N. 19138, f° 7 r° ds Gdf. Compl.); 1704 coit (Trév.). Empr. au lat. coitus « action de se joindre, de se réunir » d'où « accouplement chez l'homme et l'animal ».
1. 1379 cohit « acte d'accouplement chez l'animal » (J. de Brie, Bon Berger, 83 ds T.-L.); 1575 coït (Paré, Œuvres, XVIII, 3 ds Barb. Misc. 1936-38, t. 4, p. 30);
2. xve s. [date ms.] cohit « id. chez l'homme » (J. Le Fevre, La Vieille, B. N. 19138, f° 7 r° ds Gdf. Compl.); 1704 coit (Trév.). Empr. au lat. coitus « action de se joindre, de se réunir » d'où « accouplement chez l'homme et l'animal ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 89.
Dérivés
Coïter
verbe intransitifa)Le part. prés. et adj. coïtant, ante. Qui est dû au coït. De la sève fornicante et coïtante répandue dans le livre de Zola, « La Faute de l'abbé Mouret », on est remonté aujourd'hui chez Flaubert aux habitudes amoureuses de l'auteur (, Journal, 1875, p. 1059).
b)Le subst. fém. coïtation. Fait de coïter. Il est cynique [le chien] , indélicat, — enfant, je vis dans une ruelle deux fox en coïtation (, Si tu t'imagines, 1952, p. 65).
Bibliographie
Feugère (F.). En Marge de l'exposition Charles V. Déf. Lang. Fr. 1968, n° 45, p. 26; La Première Renaissance et notre vocab. d'Oresme à Christine de Pisan. Déf. Lang. Fr. 1970, n° 51, p. 15.