CONFÉRENCIER, IÈRE,
substantifÉté entendre avec Eugène Rouart la conférence de Moréas à l'Odéon (...). De nombreux amis dans la salle firent une sorte de succès au conférencier, qui revint trois fois saluer le public. (, Journal, 1908, p. 263)
— Emploi adj., rare, fam. et littér. Pour ce qui est de la palabre conférencière ou politique, raca! (, La Femme pauvre, 1897, p. 86).
Remarque : 1. Considéré comme néol. par Littré, ce sens est le seul attesté ds les dict. du xxe s. Désignait encore au xixe s. le membre d'une conférence d'étudiants ou d'ecclésiastiques ou celui qui la présidait (cf. conférence Bb). Le fém. demeure rare (cf. Thibaudet, Réflexions sur la litt., 1938, p. 231). 2. L'emploi adj. n'est pas recensé par les dictionnaires.
Prononciation et orthographe
[kɔ̃feʀɑ̃sje], fém. [-ε:ʀ]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1. 1752 (Trév. : Conférencier. Celui qui préside à une Conférence [ecclésiastique], qui propose les matières & les explique, & qui répond aux difficultés que les Assistans proposent);
2. 1859 « personne qui fait une conférence devant un public » ici conférence religieuse (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 5, p. 366); 1866 « id. (domaine général) » (Lar. 19e). Dér. de conférence*; suff. -ier*.
2. 1859 « personne qui fait une conférence devant un public » ici conférence religieuse (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 5, p. 366); 1866 « id. (domaine général) » (Lar. 19e). Dér. de conférence*; suff. -ier*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 62.
Bibliographie
Darm. 1877, p. 107. — Goug. Mots t. 2 1966, p. 62.