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Voir également: concupiscent, concupiscente, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CONCUPISCENT, ENTE,

adjectif et substantif masculin
A. — Qui éprouve de la concupiscence. Une humanité douloureusement concupiscente hantait l'apparence de ma chair (Aymé, La Jument verte, 1933, p. 20).
• P. métaph. Des boucs concupiscents (O.-V. Milosz, L'Amoureuse initiation, 1910, p. 175).
— Emploi subst. rare. Des concupiscents acharnés à jouir (Mauriac, Souffrance et bonheur du chrétien, p. 43 ds Rob.).
• Spéc.,PHILOS. SCOLAST. Tendance de l'appétit sensible à posséder un bien. [Les marxistes] n'ont point assez distingué (...) l'irascible du concupiscent (Alain, Propos, 1930, p. 914).
B. — Qui traduit la concupiscence. Œil, regard concupiscent :
... avant de s'éloigner du groupe que M. de Charlus formait avec les deux jeunes Surgis et leur mère, Swann ne put s'empêcher d'attacher sur le corsage de celle-ci de longs regards de connaisseur dilatés et concupiscents. Il mit même son monocle pour mieux apercevoir, et, tout en me parlant, de temps à autre il jetait un regard vers la direction de cette dame. (Proust, Sodome et Gomorrhe, 1922, p. 705)
Remarque : La docum. atteste les anton. a-concupiscent et anti-concupiscent. Le sens profond du moi « cette saveur inimitable qu'on ne trouve qu'à soi-même », est le plus anti-concupiscent, le plus a-concupiscent, faudrait-il dire, de tous les états (Du Bos, Journal, 1923, p. 331).
Prononciation
[kɔ̃kypisɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Pour [ss] double cf. concupiscence.
Étymologie et histoire
Av. 1544 [1558] (Bonaventure des Périers, Nouvelles récréations, 40, éd. L. Lacour, t. 2, p. 165), rare jusqu'au milieu du xixe s. : 1823 (Boiste). Empr. au lat. class. concupiscens, -entis part. prés. de concupiscere « convoiter ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 19.
Bibliographie
Quem. 2e s. t. 4 1972.