CELTE
substantif et adjectifA. —Subst. masc.
1.Au plur. Celtes. Anciens peuples de race indo-européenne, originaires du Haut-Danube, qui émigrèrent fréquemment en Europe occidentale aux iie et ier millénaires avant Jésus-Christ. Celtes et Germains; l'art, la religion des Celtes. L'Antique race des Celtes (, Les Martyrs, t. 2, 1810, p. 86). Dors, Celte aux cheveux blonds, honneur de la Cornouaille (, Les Exilés, À Auguste Brizeux, 1874, p. 120).
— En partic. Habitants de la Gaule celtique au temps de Jules César. Synon. Gaulois.
2.LING. Le celte. Langue parlée jadis par les Celtes (cf. Hugo, Les Misérables, t. 2, 1862, p. 196). Synon. le celtique.
B. —Adj. Qui concerne les Celtes ou le territoire qu'ils occupaient (cf. celtique). Les femmes celtes, vous savez bien ces druidesses mystiques qu'on représente une faucille d'or à la main et qui avaient des visions et prophétisaient dans la forêt de Brocéliande (, Bourlinguer, 1948, p. 362).
Remarque : Le mot est en outre attesté dans des composés : un pacte celto-latin (Barrès, Mes cahiers, t. 10, 1913, p. 185), les Anglo-Celtes (É. Faure, L'Esprit des formes, 1927, p. 68) et l'emploi adj. corresp. l'empire anglo-celte (Maurras, Kiel et Tanger, 1914, p. 106). Cf. celtibère.
Prononciation
[sεlt].
Étymologie et histoire
1732 subst. (Trév.). Empr. du lat. Celtae (César, Gall. 1, 1, 1, ds TLL s.v. 308, 71 : Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam, qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 262. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 373, b) 381; xxe s. : a) 586, b) 238.
Dérivés
Celtisant, celtiste
substantif masculinBibliographie
Bernelle (A.). Les Celtes. Vie Lang. 1961, pp. 575-576.