CACAO
substantif masculinA. —BOT. Fruit du cacaoyer, graine ovoïde, lisse et brunâtre contenue dans une grosse gousse ou cabosse :
1. On prépare le chocolat en broyant les amandes de cacao mondées dans un mortier de fer légèrement chauffé ou dans une machine propre à cette opération. (, Manuel des pharmaciens et des droguistes, t. 1, 1821, p. 187)
— Spéc.,PHARM. Beurre de cacao. Matière extraite de cette graine.
B. —P. méton.
1. Poudre soluble obtenue par la pulvérisation des graines du cacaoyer. Le chocolat dans ce temps-là se faisait avec du cacao, du sucre et de la vanille (, La Maison de Claudine, 1922, p. 101).
2. Boisson chaude préparée avec cette poudre délayée généralement dans du lait :
2. On nous offre un second verre de cacao, mais nous avons eu tant de mal à avaler le premier que nous nous levons pour prendre congé. (, L'Itinéraire espagnol, 1963, p. 250)
Prononciation
[kakao]. Grammont Prononc. 1958, p. 196 : « ao garde ses deux voyelles dans des mots savants ou étrangers, comme cacao, aorte, chaos, kaolin, Laos, Bilbao, etc., pour Aoste il y a hésitation ([aɔst] et [ɔst]) ». Cf. aussi Fouché Prononc. 1959, p. 145 et Kamm. 1964, p. 98.
Étymologie et histoire
1. 1532 cacap [prob. faute d'impression pour cacao] « amande qui, rôtie et broyée, forme la base du chocolat » (A. Fabre, Extraict ou Recueil des Isles nouvellement trouvées en la grand mer oceane [...] faict premierement en latin par Pierre Martyr de Millan, et depuis translaté en languaige françoys, f° 174 v° [à propos du Mexique] dans Arv., p. 105);
2. 1568 cacao « arbre qui porte cette amande » (Fumée, Hist. des Indes occ., f° 241 v° [à propos du Guatemala], éd. 1569 dans Gdf. Compl. et Hug.); 1906 cacao « chocolat en poudre » (Pt Lar. ill.). Empr. à l'esp. cacao « id. », attesté dep. 1535 (F. de Oviedo d'apr. Cor.), lui-même empr. au nahuatl cacahuatl « id. ». V. Fried. ; FEW t. 20, p. 60; König, pp. 37-39; R. Loewe dans Z. vergl. Sprachforsch., t. 61, pp. 84-93.
2. 1568 cacao « arbre qui porte cette amande » (Fumée, Hist. des Indes occ., f° 241 v° [à propos du Guatemala], éd. 1569 dans Gdf. Compl. et Hug.); 1906 cacao « chocolat en poudre » (Pt Lar. ill.). Empr. à l'esp. cacao « id. », attesté dep. 1535 (F. de Oviedo d'apr. Cor.), lui-même empr. au nahuatl cacahuatl « id. ». V. Fried. ; FEW t. 20, p. 60; König, pp. 37-39; R. Loewe dans Z. vergl. Sprachforsch., t. 61, pp. 84-93.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 56.
Dérivés
Cacaoté, ée,
adjectifBibliographie
Arv. 1963, p. 105. — Boulan 1934, p. 65. — Brunot t. 4, 1, p. 461. — Escarpit (R.). Du nahuatl au fr. Vie Lang. 1953, p. 249. — Dub. Dér. 1962, p. 55 (s.v. cacaoté). — Goug. Mots t. 1 1962, p. 32. — König 1939, pp. 37-39. — Loewe (R.). Über einige europäische Wörter exotischer Herkunft. Zeitschrift für vergleichende Sprachforschung. 1933, t. 61, pp. 84-93. — Nyrop t. 1 1967, p. 60. — Rupp. 1915, p. 109. — Schmidt 1914, pp. 48-49.