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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ACINÉSIE, ACINÈSE, AKINÉSIE,

substantif féminin
MÉD., PHYSIOL.
1. Impossibilité de faire certains mouvements, mais en l'absence de toute paralysie :
Les acinésies d'origine psychique appartiennent à tous les états stuporeux (...); on les rencontre dans le cadre des états mélancoliques (...) et de la schizophrénie. Mais le terme est surtout appliqué à des syndromes neurologiques : l'acinésie (forme superlative de la bradycinésie) des parkinsoniens est caractérisée par l'extrême économie des mouvements : faciès figé, rareté du clignement, absence des syncinésies normales, du balancement des bras à la marche. Toutes les activités semi-automatiques (toilette, habillage, repas) se font au ralenti. C'est l'initiative motrice qui est la plus gravement altérée : une fois mis en marche, un automatisme donné peut se dérouler régulièrement. (Porot, 1960)
Remarque : Attesté ds Rob., Lar. encyclop. et Quillet 1965.
2. « Galien emploie ce mot pour désigner l'intervalle qui sépare la systole de la diastole à chaque pulsation. » (Nysten 1814-20).
Remarque : Attesté ds Ac. Compl. 1842 et Besch. 1845.
Prononciation et orthographe
Dernière transcription ds Gattel 1841 : ɑ-ci-né-zî-e.
— Rem. Rob. mentionne à la vedette les 2 formes acinèse et acinésie. Lar. encyclop. emploie uniquement acinèse ; Quillet 1965, s.v. acinésie précise : « on dit aussi acinèse ».
Étymologie et histoire
1814 méd., sup. 2. Empr. au gr. ἀκινησία « immobilité » (Galien, 8, 19 ds Bailly).
Bibliographie
Garnier-Del. 1961 [1958]. — Lafon 1963. — Littré-Robin 1865. — Moor 1966. — Nysten 1814-20. — Piéron 1963. — Porot 1960.