MÉPRENDRE
verbe1. Se tromper, prendre une personne ou une chose pour une autre.
« Messieurs, aucun homme réfléchi n’a pu se méprendre sur la situation nouvelle qui est née, tant des réponses évasives de la Curie romaine que de la résolution prise par le Gouvernement. » (Emile Combes, Discours à Auxerre, 4 septembre 1904)
« Il parle de la situation avec clairvoyance et ne se méprend pas au caractère de ma sœur. » (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, page 85)
« L’instinct de l’enfant ne s’y méprit pas. » (Lucien Descaves, L’Hirondelle sous le toit, 1924)
« Je ne me suis jamais mépris au jugement que j’ai porté de cet homme. »
2. Sens figuré. (Quelquefois) Se dit à une personne qui semble s’oublier et manquer de respect.
« À qui croyez-vous parler ? Vous vous méprenez. »
« Elle échouait depuis trois ans, et Frédéric aurait aimé lui témoigner un peu de sympathie, mais il craignait qu’elle ne se méprît. » (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 145)