Corpus d'articles de linguistiques issus de la revue "Sciences Humaines"

Dans le cadre d'un projet visant à la détection et la désambiguïsation de termes en texte intégral, un partenariat a été signé avec la revue "Sciences Humaines". Ce partenariat autorise à diffuser ces articles sous la licence creative Commons (attribution à l'auteur, pas d'utilisation commerciale, rediffusion aux mêmes conditions). A termes, les mêmes textes seront enrichis d'une annotation des termes linguistiques.


Origine de la ressource revue "Sciences Humaines"
Nature des données Corpus de vulgarisation scientifique
Conditions d'utilisation Conditions d'utilisation Creative Commons (attribution à l'auteur, pas d'utilisation commerciale, rediffusion aux mêmes conditions)

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Fiche technique

Version 1.0
Responsables scientifiques Evelyne Jacquey - Laurence Kister
Responsables de la valorisation William del Mancino
Normalisation des données Bertrand Gaiffe - Vincent Meslard
Contenu 125 articles
Format XML - TEI P5
Codage des caractères UTF-8
Taille ~1Mo

Echantillon

<text>
	<body>
		<div>
			<head>Comment les enfants entrent dans le langage</head>
		</div>
		<div>
			<head>Kyra Karmiloff et Annette Karmiloff-Smith, 2001, trad. fr. Retz,
			coll. « Forum Education Culture », 2003.</head>
			<head>Jean-François Dortier</head>
			<div>
				<head>2001 Kyra Karmiloff et Annette Karmiloff-Smith</head>
				<p>On croit souvent que les enfants apprennent à parler vers 18 
				mois quand ils prononcent
		leurs premiers mots. En fait, les recherches en psychologie, exposées dans ce livre,
		montrent que l'acquisition du langage débute bien plus tôt. Des études expérimentales
		sur le foetus (l'augmentation de son rythme cardiaque indique sa réaction à la
		nouveauté) ont montré que, dans le ventre de sa mère, l'enfant reconnaît déjà la voix de
		sa mère. Il parvient même à discerner les caractéristiques de sa langue maternelle
		(lorsque sa mère parle une langue étrangère, son coeur s'accélère de nouveau). Dans les
		premiers mois après la naissance, le bébé va apprendre à discriminer la prosodie, puis
		les séquences importantes d'une phrase (syllabes mots, intonations pertinentes). Bref de
		nombreux éléments se mettent en place avant qu'il ne se mette à parler vraiment.</p>
				<p>Faut-il en déduire que l'enfant est programmé pour le langage 
				et qu'il s'agit d'un
		instinct ? Non, affirme Annette Karmiloff-Smith, connue pour s'être opposée aux théories
		innéistes. Certes, selon elle, le langage est une spécificité humaine, mais il n'est pas
		inné. Chez certains enfants atteints de lésions cérébrales dans l'hémisphère gauche
		(centre du langage), l'acquisition du langage s'effectue dans l'hémisphère droit. 
		<hi rend="i">« Les circuits spécialisés pour le traitement du langage, localisés dans le
		  cerveau humain, n'ont donc rien d'inné : ils émergent au cours du développement de
		  l'interaction du cerveau avec l'environ- nement linguistique. »</hi> En conséquence :
		  <hi rend="i">« Le langage n'est pas d'emblée une fonction spécialisée du cerveau
		  humain, il le devient »</hi>.</p>
			</div>
		</div>
	</body>
</text>